Trottole, aubergines, tomates, crème de ricotta & sumac

Pour 4 personnes
320 g de trottole
2 aubergines
2 tomates mûres
150 g de ricotta
1 oignon
1 gousse d’ail
1/2 citron confit
2 cuillères à café de sumac
Huile d’olive
Sel
Poivre
Couper les aubergines en dés.
Saisir la gousse d’ail hachée dans un peu d’huile d’olive, la laisser colorer légèrement, ajouter la moitié des dés d’aubergines. Au bout de 10 minutes, incorporer la ricotta, le demi citron confit ciselé et une cuillère à café de sumac. Mélanger. Réserver.
Ciseler les extrémités des tomates avant de les plonger dans de l’eau bouillante durant 30 secondes afin d’enlever aisément leur peau. Ôter les graines et couper les tomates en gros dés.
Faire revenir l’oignon ciselé dans un peu d’huile d’olive. Ajouter les tomates, cuire à feu doux pendant vingt minutes.
Cuire les trottole dans un grand volume d’eau salée et bouillante, les égoutter avant de les incorporer à la sauce aux tomates. Ajouter la crème de ricotta et l’autre moitié des dés d’aubergines. Mélanger.
Parsemer sur chaque assiette l’autre cuillère à café de sumac.
Servir.
Une assiette gourmande qui apporte un vrai apaisement gustatif. Une assiette estivale qui donne envie de s’installer à l’ombre. La crème à la ricotta a l’effet d’une crème solaire, elle calme et fait du bien.
En Alsace, la cuvée Rangen 2021, riesling grand cru, du Domaine Wolfberger à Eguisheim. Une belle acidité, beaucoup de fraîcheur, des notes de zestes de citron vert et d’eucalyptus. Vin bio.
Au village, comme chaque année, le décor du plein été se met en place. L’institutrice est partie, on ne ne sait toujours pas si elle sera là à la rentrée, faute d’un nombre d’élèves suffisant. Les enfants ne s’en soucient pas, ils jouent dans les rues du village, souvent autour de la fontaine. Ici, il n’y a pas beaucoup de touristes, les seuls vacanciers sont le plus souvent les anciens gamins du village, désormais adultes, qui reviennent pour un ou deux mois dans la maison de famille, de retour de leur exil forcé dans des grandes villes. En fin d’après-midi, les vieux s’assoient sur les bancs en pierre à l’ombre des platanes. Dans quelques heures, le repas du soir terminé, leurs femmes prendront place, à leur tour, sur quelques chaises pour savourer l’air frais. Les enfants, bien que assommés de fatigue, fourbus de leurs courses insensées toute la journée, continuent de tournoyer. Les années passent, les étés demeurent.
