Trofie, thon, courgettes, poivrons & paprika

Pour 4 personnes
320 g de trofie
1 tranche de thon frais
2 courgettes
2 poivrons rouges
1/2 citron confit
1 oignon rouge
1/2 cuillère à café de paprika doux
Huile d’olive
Sel
Poivre
Retirer la peau et les arêtes de la tranche de thon. Couper le thon en dés.
Saisir brièvement les dés de thon avec un filet d’huile d’olive dans une poêle posée sur feu doux. Les assaisonner, sel et poivre. Réserver au frais.
Laver et couper les courgettes en dés.
Ciseler l’oignon rouge.
Mettre les poivrons au four à 180 degrés pendant 40 minutes. Ôter leur peau lorsqu’ils sont encore tièdes, les couper en lanières.
Saisir les dés de courgettes et l’oignon rouge dans un filet d’huile pendant 5 minutes. Réserver.
Mixer les lanières de poivrons, le demi citron confit, le paprika doux avec un filet d’huile d’olive.
Cuire les trofie dans un grand volume d’eau salée et bouillante, les égoutter al dente avant de les incorporer au pesto poivron et paprika. Ajouter les dés de courgettes, l’oignon rouge et les dés de thon. Mélanger.
Servir.
A première vue, c’est du soleil dans l’assiette, une belle lumière aux tonalités rouges et jaunes. En bouche, c’est l’été en condensé. Même entouré d’amis, on mange ce plat sans s’attarder à des bavardages que l’on qualifierait alors d’inutiles.
En appellation Saint-Nicolas de Bourgueil, la cuvée Vieilles Vignes 2022 du domaine Clos des Quarterons, 100% cabernet franc. Des arômes de myrtilles, de cassis et de violettes. Vin en biodynamie.
« Et maintenant, comment voulez-vous que je le regrette, votre Paris bruyant et noir ? Je suis si bien dans mon moulin. C’est si bien le coin que je cherchais, un petit coin parfumé et chaud, à mille lieues des journaux, des fiacres, du brouillard !… Et que de jolies choses autour de moi ! Il y a à peine huit jours que je suis installé, j’ai déjà la tête bourrée d’impressions et de souvenirs … Tenez ! Pas plus tard qu’hier soir, j’ai assisté à la rentrée des troupeaux dans un mas (une ferme) qui est au bas de la côte, et je vous jure que je ne donnerais pas ce spectacle pour toutes les premières que vous avez eues à Paris cette semaine … Il faut vous dire qu’en Provence, c’est l’usage, quand viennent les chaleurs, d’envoyer le bétail dans les Alpes. Bêtes et gens passent cinq ou six mois là-haut, logés à la belle étoile, dans l’herbe jusqu’au ventre; puis, au premier frisson de l’automne on redescend au mas, et l’on revient brouter bourgeoisement les petites collines grises que parfume le romarin… ». Alphonse Daudet (1840-1897) – Lettres de mon moulin
